Dans le prolongement de mon post précédent « Nous sommes tous en exil », cet excellent post  » Bruxelles, terre d’accueil ? ». Et cette découverte d’un blog de grande qualité. Je recommande fortement. A bien vite pour donner et redonner sens à ce fameux article 13.

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Après deux ans de fermeture suite à l’attaque terroriste qui a lieu en son sein le 24 mai 2014, le musée juif de Belgique réouvre avec une exposition sous forme d’interrogation qui n’a rien de rhétorique, « Bruxelles : Terre d’accueil? » Du 13/10/17 au 18/03/18

« Un musée n’a pas seulement pour rôle de conserver des œuvres, il doit aussi se saisir de l’actualité, du présent et donner à réfléchir sur les défis contemporains et l’un de ses défis c’est celui de la migration. » Nous préviens d’entrée de jeu Bruno Benvindo, curateur de l’exposition.
Et pour cause, le musée a décidé d’ouvrir sa série d’exposition sur cette question qui touche tout le monde, celle de la migration.
Bruxelles comptent aujourd’hui plus de 180 nationalités, ce qui fait d’elle la deuxième ville la plus cosmopolites au monde derrière Dubai.

Le parcours commence en 1830 avec la fondation…

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Nous sommes tous en exil.

EMMANUEL KIRSCH (le chef d’orchestre) :  » Si je puis me permettre, je peux vous demander quelque chose ? »
ZOLTAN (le gardien d’immeuble) : « Je vous en prie. »
– Vous êtes gardien ici depuis longtemps.
– Ça fait trois ans. Avant j’étais ingénieur. À Budapest
– Ah oui ?
– Oui.
– Monsieur Kirsch, permettez-moi de vous offrir un verre de toké*. De Budapest.
– Ah, avec plaisir !
– Asseyez-vous
– Merci.
– Kirsch, c’est un nom allemand…
– On peut dire ça, oui. Ma famille est passée par là.
– Kirschman ?
– Oui.
– Dites-moi, Monsieur Kirschman, il y a-t-il dans ce monde des êtres qui ne soient pas en exil ?
– Je ne sais pas. Regardez, même les roses sont en exil. C’est le bouquet !
– Oui.

(…)

EMMANUEL KIRSCH (sur le répondeur téléphonique de Catherine) : « Catherine, c’est Kirsch. Tu sais, quand je t’ai appelée l’autre matin, je n’avais rien à vendre ni à acheter, non. J’étais allé revoir le film de Keaton qu’on avait vu ensemble le soir de tes vingt ans. Ce soir-là, tu venais d’hériter d’une chambre de bonne et de deux vases chinois. Tu disais que tu voulais tout vendre pour être libre. Tu ne voulais rien posséder. Ça m’a donné envie de renouer la conversation là où on l’avait laissée. Voilà. »

C’EST LE BOUQUET ! (film de Jeanne Labrune, 2002)
(re)(re)voir le film

* eau de fruit traditionnelle roumaine à base de fruit

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