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Ces philosophes qui ruinent la philosophie…

Onfray s’est donc lâché sur Greta Thunberg, osant même s’interroger sur son humanité, la traitant de cyborg. Voilà ce qu’aura donc eu aussi à subir la nouvelle pasionaria du climat qui a fait plus avancer la cause environnementale auprès des jeunes en un an que les politiques, les intellectuels, les enseignants et même les parents, au cours des quatre dernières décennies. Voilà où on en est donc aujourd’hui avec ces gens qui monopolisent les plateaux télé et/ou radio car experts des grandes affaires de ce monde.

Pascal Bruckner, BHL, Luc Ferry, et même Onfray maintenant ! … Les philosophes de 2019 sont devenus des professionnels de la diatribe embourbés dans la plus vile doxa ne leur en déplaise. Ils sont à vous dégoûter de la philosophie car ces philosophes universitaires, que taclaient Nietzsche et plus tard Nizan (Les Chiens de garde) ne nous proposent rien d’autre que des « réflexions » de comptoir. Le pire étant le soi-disant libertaire Onfray, un mufle et un monstre d’égo, auto-proclamé libre penseur. Non, la philosophie n’est pas une discipline qui est au-dessus de toutes les autres par sa seule hauteur de vue. C’est un art du verbe et du maniement du concept qui n’a rien de nécessaire pour s’avancer vers la sagesse. Et qui est encore moins suffisante pour cela. Même Macron se targue d’être passé par le cursus philo. Le plus fieffé menteur de Président que la Ve République ait eu à supporter. Tant de philosophes qui ne sont amis que de leur égo, qui ne sont amoureux que de leurs postures. Et du pouvoir bien davantage !
Il n’y a pas pire espèce que les menteurs qui s’avancent avec les plus beaux atours de la bienveillance. Entre deux maux, je préfère encore les « gros boeufs » qui avancent à visage découvert, l’épaisse bêtise sans masque…
Onfray, tu es peut-être mon coup de grâce quant à cette philo si tendance.
Heureusement, il nous reste les moralistes. Les vrais !
Allons vite nous réconcilier avec la philo avec Montaigne, Nietzsche, Diogène !

(Crédit Photo : Charly TRIBALLEAU / AFP)
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Ces philosophes et journalistes voix de leurs maîtres.

A peine publié il y a deux semaines, que « Crépuscule » de Juan Branco (édition AU DIABLE VAUVERT) se hisse dans le top des ventes des livres politiques. Et ce, malgré l’assourdissant silence des éditorialistes patentés des grands médias de ce pays. En fait, ce silence n’est que le formidable aveu qui cautionne précisément la thèse de Juan Branco.
« Un décorticage des mécanismes par lequel le système oligarchique a placé Emmanuel Macron au pouvoir : c’est ce qu’opère le livre de Juan Branco, en flagellant les médias serviles qui servent l’oligarchie » nous explique Hervé Kempf dans l’article qu’il lui consacre sur Reporterre.net

A ce stade de la régression démocratique en notre douce France, Il faut en profiter surtout pour relire le très visionnaire essai de Serge Halimi, « Les nouveaux chiens de garde » paru il y a plus de 20 ans ! Il faut lire ou relire dans la foulée, l’ouvrage dont le titre a inspiré cet essai : « Les chiens de garde » de Paul Nizan, publié entre deux guerres mondiales… Dans ce dernier, les chiens de garde du système sont les philosophes universitaires. Dans le premier, ce sont les journalistes. En 2019, de Luc Ferry à Jean-Michel Apathie, ou de Finkielkraut à Barbier, La République des philosophes et des journalistes aboit effectivement avec une parfaite coordination contre tout ce qui vient toucher de près ou de loin aux intérêt des maîtres. Ces dix milliardaires qui ont fait main basse sur 90% des médias français… 1932, 1997, 2019… On a beau nous décrypter les ficelles et les boniments, rien n’y fait donc. La perversité du système actuel est telle par exemple, que dans la chasse aux « théories du complot », on finira bien par vendre aux gens que le concept même de complot n’a aucune réalité. Rien ne s’ourdit ni se ne complote dans l’ombre braves gens ! Dormez bien ! L’être humain en son extraordinaire difficulté à ne pas être en mode ON/OFF…

Comment il disait déjà Niel avec cette belle élégance de patron-prédateur décomplexé ? Ah oui : « Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix. »

Et oui, mon pauvre Daniel Cohn-Bendit, inutile d’aboyer plus fort qu’Annie Duperey et te faire plus goujat que tu ne l’es (lui, son truc démago, c’est le tutoiement) : Macron a bel et bien été placé par cette oligarchie. De façon indirecte certes, puisque oui il y eut bel et bien des élections, mais oui bel et bien programmée fortement amont. Ne t’en déplaise cher rentier de Bruxelles.

Platon qui avait une vision pour le moins autoritaire de ce que pouvait être une République des Philosophes ne s’est pas trompé. Il ne connaissait alors ni le mot ni la fonction de « journaliste ». Aujourd’hui ce couple-là fonctionne parfaitement avec de sympathiques nonosses en guise de rétribution. Au service du tyran Denys de Syracuse, l’auteur du Banquet se faisait régulièrement tacler par une autre forme de cabot préférant sacrifier son confort à son indépendance : Diogène, figure inspirante du cynisme philosophique. Une chose est certaine : la posture du « en même temps » n’a absolument aucun rapport avec la pensée complexe, et son corollaire humaniste que défend un certain Edgar Morin.

Difficile à vrai dire de savoir si Crépuscule il y aura. Mais vite, vite, on ajoute aussi à ses lectures du moment, celles des fables du très actuel Jean de La Fontaine !

Le Loup reprit : « que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons et mendiants ;
Flatter ceux du logis,
A son maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de maintes caresses. »

(Le Loup et le Chien)

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