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On me voit, on me voit pas…

Je suis venu vous dire que je m’en vais… en vacances.

Saturé, saoûlé, rincé, écoeuré, vidé… je ne trouve pas l’adjectif. Normal ici en même temps.

Je déserte un temps les réseaux sociaux, la blogosphère, les comités de rédaction, l’info en ligne…

Je débranche la comptabilité des enfants morts sous les bombes, celle des affaires non jugées de nos chers politiques, celle des promesses non tenues par les professionnels de la séduction électorale…

Je m’en vais relever de bien plus grands défis. Ou pas.

Ne pas se prendre une pâtée par son fils au ping pong, inscrire un nouveau chapitre à son manuscrit, comprendre le langage des arbres, aller au village acheter un pack de bières…

Et revenir nourri, régénéré, plein, regonflé, retapé. Ou pas.

Et se remettre à écrire « quand ça tape au carreau ». Ou pas.

Bonne vacances à vous tous, mes fidèles lecteurs, mes nouveaux arrivants, et à tous ceux de passage. A tous ceux d’ailleurs qui découvrent les lieux, faites comme chez vous ici, même sans le tenancier : il y a de quoi se sustenter pour le mois, j’ai fait le plein.

Un temps pour « Indignez-vous ». Un temps pour « Evadez-vous ».

Que l’été vous soit profitable.

Et que les puissants qui ne prennent pas de vacances de leurs manettes-à-bombes puissent ouvrir leur coeur à quelque chose qui pourrait s’apparenter à de la compassion, voire un semblant de conscience… Je prie pour cela sans mode OFF jamais.

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Mer de toutes les libertés…

Un peu de poésie ce soir alors que le temps sur Nice est propice à la rêverie. Plafond bas sur la Promenade des Anglais à 18h (photo), avec quelques trouées qui sont autant d’invitation au voyage. J’ai détourné en signature de ce blog cette célèbre phrase de Baudelaire qui veut que l’homme libre toujours chérira la mer. Les publicitaires n’ont décidément aucune éducation. Vendredi, sur Thalassa, le magnifique reportage « Partir » m’a à nouveau mis des fourmis dans les jambes. Il était question il est vrai de « larguer les amarres pour un nouveau destin ». Tout un programme… Comme une envie moi aussi de mettre cap face à nulle part, et sans date de retour inscrite au planning. Le point commun des expériences très différentes relatées ce soir-là : un contact privilégié avec cette nature particulière qu’est la mer. Cela m’a renvoyé à ce chant d’une femme chaman Eskimo, Uvavnuk rapporté dans « Pieds nus sur la terre sacrée », magnifique recueil de paroles (T.C. McLuhan) et photos (Edward S. Curtis) d’indiens d’Amérique du Nord dans le déclin de leur civilisation. Dans ce chant, cette chaman « célèbre sa joie d’être transportée par la nature ». Aussi vrai que  » le chant est le souffle de l’esprit qui consacre l’acte d’exister ».

La grande mer

A rompu mes amarres

Elle m’emporte

Comme la semence dans la grande rivière

La terre et les tempêtes

Me transportent

M’ont entraînée au loin

M’animant d’une joie profonde.

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