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Le temps n’est pas important, seule la vie compte…

En ces premiers jours de l’an 2017, un édito-vœux s’impose. Bien chères lectrices et chers lecteurs de Ressources, je vous souhaite une belle année de bonheurs personnels et de joies collectives. Je nous souhaite surtout une année porteuse d’espoir. Car s’il est une bonne résolution que je souhaite personnellement adopter pour les 365 jours à venir, c’est de conserver l’espoir en mon cœur quelle que soit la météo. Car la bise de cet hiver 2017 me semble particulièrement glaciale. Froide comme la mort qui frappe sur Alep dans l’indifférence générale. Froide comme la guerre que l’on croyait obsolète entre Etats-Unis et Russie. Froide comme le cœur de ces élus sacrifiant l’intérêt général à leurs stratégies électoralistes. En France, à quelques mois de présidentielles désenchantées, tout le monde a bien compris que l’ultra-droite revient. Et son éternelle complainte sur l’assistanat. Pour ce qui est de la Région Paca, il m’a été donné de rencontrer le chargé de mission de la Vice-Présidente en charge du développement durable. Il jubilait au lendemain de l’élection d’Estrosi : on allait voir ce qu’on allait voir, fini la Région vache-à-lait ! Un an plus tard, le résultat a le mérite d’être clair. Réduction de moitié des subventions sur le dispositif Éco-citoyenneté, remise en cause de la convention Justice Région, désengagement sur l’agriculture biologique locale. Mais plus de 6 millions d’euros pour la chaîne Azur TV, 2,4 millions d’euros pour le mouvement Bleu Blanc Zèbre ! Vision très subjective de ce qu’est une « structure sous perfusion »… Pour ce qui est de l’insertion des jeunes sous main de justice, le projet me semble clair : saper la loi Taubira en bloquant le travail des juges. Quand tous les chiffres attestent que les peines alternatives limitent la récidive !
Garder espoir, donc. Par tous les temps. Il y a un an, le magazine CLES interrogeait le passé et nous donnait 5 bonnes raisons d’espérer : le monde d’aujourd’hui est moins violent, le bien-être progresse, l’humanisme s’étend, l’écologie fait son réveil, le niveau des connaissances bondit. Nous sortons du solstice d’hiver, les jours se remettent à croître. Cette phrase de Saint-Jean (1 Jean 2,8), peut-être, pour étayer l’espoir : « Les ténèbres passent et déjà luit la lumière véritable ».

(Edito du magazine Ressources #6, janvier/Février/Mars 2017)
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Fêtes sens

Entre croissance et décroissance,

Comme un désir de tempérance.

Des Docteurs Market, les injonctions abêtissantes,

Des énarques replets, les instructions bêlantes,

Des gourous émaciés, autres évangiles obscurantes.

 

Par nécessité, traquer le sens sans faire leçon…

Consommer c’est « sommé d’être con » ?

Que non, c’est « faire la somme », c’est épuiser,

C’est réaliser dans son ensemble, achever,

C’est détruire, dénaturer à travers un usage, boire, manger

 

Consommer n’est donc pas consumer,

Quand la cheminée consomme son bûcher,

C’est pour utilement chauffer la maisonnée,

La bûche qui se consume à petit feu, ou en fumée,

Pour notre confort, notre plaisir, n’est plus de grande utilité.

 

Mais sa poésie l’est toujours pour notre esprit…

Et si nous revenions donc à ces deux partis pris,

En ces temps de fêtes de Solstice ?

Consommer poétique, offrir utile.

Et penser valeur ajoutée, s’il faut faire petit.

 

Dans la finance et la macro-économie d’aujourd’hui,

L’ennemi, mon ami, c’est le maquereau du produit !

Puisque sans trêves ni répit, l’on s’intéresse à nos économies,

Conjuguons nos valeurs avec nos envies.

Car c’en est fini de croître à l’infini.

 

En face de ma Librairie Masséna, à Nice,

Une enseigne au nom de félin s’immisce,

Prédateur sorti du sous-bois de la crise,

Avec ses produits pensés uniquement pour leurs prix,

Caricature de consommation sans intention. Avilie.

 

Et pourtant, sur le trottoir d’en face, l’esprit est prêt,

A offrir quelques mots qui élèvent, quelques phrases habitées.

Et partout ailleurs, de possibles présents de beauté,

De spiritualité, d’authenticité, de complicité,

Fut-ce pour un seul petit billet.

 

L’austérité invite au réveil,

De toutes ces valeurs qui étaient en sommeil,

Si peu glorieusement engourdies par l’abondance illusoire…

Croissance ou décroissance, qui croire ?

Pour moi, en cette fête annuelle d’une lumière à chaque fois espérée,

Le divorce ne sera pas consommé. Sobriété.

 

 

 * Solstice hiver 2014 = le 21 décembre 2014 à 23h03

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