Archives mensuelles de décembre, 2017

Un au revoir sans adjectif

Plus de cinq ans déjà que ce petit blog mène son chemin, de post en post, à un rythme qui fut régulier à ses débuts. Pas mal d’eau a coulé sous les ponts depuis le 29 août 2012, date du tout premier post faisant office de présentations. Le blogueur s’est notamment fait éditeur de presse. Et partant, s’est amusé aussi à développer ses réseaux sociaux. Oui, « amusé » car tout cela a un côté relativement fun de prime abord…

« Aujourd’hui, j’ai mangé des pizzas. »

« Et voici le tout dernier article de notre site internet. »

« Signez la pétition pour défendre cette cause très importante. »

« En ce moment, je me sens joyeux. »

« Les méchants c’est pas gentil. »

« Le dire c’est bien, le faire c’est mieux. »

Publier c’est rendre public.
C’est écrire pour être lu.
C’est photographier pour être vu.
Contrairement à la démarche de l’auteur (excepté les auteurs à succès et/ou à contrat), il y a avec les réseaux sociaux un engrenage qui relève au final d’une injonction à publier. Le droit à la déconnection ? Le droit à ne rien publier pour commencer ! A ne pas faire de commentaire public, à n’avoir rien à dire dans un porte-voix, ni à montrer sur un écran géant visible depuis le coin le plus reculé de la planète, sans eau mais disposant d’une wifi potable.

Cette pression et cette obligation chronophages me poussent aujourd’hui à débrancher.

Car mon temps est devenu précieux et je ne veux plus passer autant de temps devant un écran. Mon post du 25 février 2013 No screen day annonçait la couleur je crois…

Oh, bien sûr, ni « jamais » ni « toujours » n’ont de sens…
Ni «  adieu » du reste.
Alors on va dire que je mets ce blog en sommeil. Ça fera moins mélo…
Une belle au bois dormant pour longtemps. Mais respirant encore.
Un satellite en veille dérivant sur la toile, sans reprise de contact annoncée. Mais non désintégré.

Je ne dis pas que je n’ai pas aimé cette pression positive à publier ici.
Je dis juste que je souhaite renouer aujourd’hui un peu, beaucoup, avec la gratuité de la création.
La part artiste en moi l’exige.
Écrire d’abord pour soi.
Et puis aussi ressortir mes aquarelles.
Et puis aussi commencer la guitare pour de bon.

Juste par cette démarche purement désintéressée qui reconnecte à soi.
Juste pour soi.

« In the desert you can remember you name  » (America)
« La poésie c’est être appelé par son nom »  (Ossip Mandelstam)

Juste se reconnecter à la voix de cette identité profonde, que couvrent aujourd’hui les mille et un buzz futiles de chaque jour.
Juste se glisser à nouveau dans la conscience du tréfonds, à la faveur d’un chemin forestier que l’on ne souhaite partager ni sur Facebook ni sur Instagram.
Juste partager avec soi, et avec soi uniquement, l’expérience intérieure.
Oui, juste se souvenir de son vrai nom.
Juste entrevoir à nouveau, avec un peu de chance, par intermittence, par fulgurance, son vrai moi.
Juste besoin à nouveau d’une concentration digne de ce nom.

Je débranche donc d’un côté pour mieux me reconnecter de l’autre.

Mais avant, je tiens à remercier ici tous les lecteurs de ce bien modeste blog. Les abonnés comme les oiseaux de passage. Les blogueurs aguerris comme les dévoreurs de prose on-line. Durant ces quelques années, j’ai aimé sentir votre présence ici, j’ai bu chacun de vos commentaires avec joie. Ce blog fut une belle idée et mieux : de bien belles rencontres…

En tant que blogueur comme en tant qu’éditeur, je boxe en catégorie « faible audience ». Mais Dieu que celle-ci m’a nourrie ! Voilà pourquoi, plutôt que d’un adieu, je préfère vous gratifier d’un immense… merci !

Toujours, tu chériras la liberté…
Tel est, ou tel était, le fil rouge de Sans Adjectif.
C’est justement pour que ce fil ne devienne une entrave que je débranche sans adjectif.
Sans amertume et sans regrets.

Dans le monde 3.0 pas si smart de la connection obligée,
plus que jamais…

J’AI SOIF DE LIBERTÉ !

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Dans le prolongement de mon post précédent « Nous sommes tous en exil », cet excellent post  » Bruxelles, terre d’accueil ? ». Et cette découverte d’un blog de grande qualité. Je recommande fortement. A bien vite pour donner et redonner sens à ce fameux article 13.

Phenixwebtv

Après deux ans de fermeture suite à l’attaque terroriste qui a lieu en son sein le 24 mai 2014, le musée juif de Belgique réouvre avec une exposition sous forme d’interrogation qui n’a rien de rhétorique, « Bruxelles : Terre d’accueil? » Du 13/10/17 au 18/03/18

« Un musée n’a pas seulement pour rôle de conserver des œuvres, il doit aussi se saisir de l’actualité, du présent et donner à réfléchir sur les défis contemporains et l’un de ses défis c’est celui de la migration. » Nous préviens d’entrée de jeu Bruno Benvindo, curateur de l’exposition.
Et pour cause, le musée a décidé d’ouvrir sa série d’exposition sur cette question qui touche tout le monde, celle de la migration.
Bruxelles comptent aujourd’hui plus de 180 nationalités, ce qui fait d’elle la deuxième ville la plus cosmopolites au monde derrière Dubai.

Le parcours commence en 1830 avec la fondation…

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