Aux bons mots

« Ainsi lui sembla-t-il possible de vivre, voire même d’être heureux, quelquefois. »

Stoner, John Williams, 1965.

Stoner, de John Williams, fait partie de ces romans oubliés en France, inconnu jusqu’à ce qu’Anna Gavalda le découvre et décide de le traduire. Même à l’époque de sa parution, en 1965, il ne s’était vendu qu’à 2000 copies. Je l’ai lu en une journée, sans bouger de mon canapé, les yeux rivés sur des mots que j’avais tant rêvé de lire. L’histoire est simple : elle suit la vie de William Stoner, du fils de paysan débarquant à l’université en 1910 pour étudier l’agronomie, au professeur de littérature dont la vie n’est rythmée que par les ouvrages lus. Une fresque sur un siècle d’histoire, à travers la vie, simple mais douloureuse, d’un féru de mots.

Stoner rentre dans l’intimité d’un homme qui n’a absolument rien d’un héros. William Stoner est un…

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