Ce sera la gauche, ce sera Hamon…

Bien avant les saints de glace, ça « cristallise » direct pour moi, à 5 jours seulement du premier tour des élections : ce sera Hamon. Comme ça l’était dans ma petite tête depuis le départ. A une Charlotte Marchandise près… Quand je vois les farfelus de petits candidats qui ont obtenu leurs 500 signatures, je suis quand même un peu dégoûté eu égard à la belle dynamique qui portait depuis de si longs mois la candidate issue de la primaire citoyenne LaPrimaire.org. Bref, Hamon c’est mon ni-ni de l’année à moi : ni gauche gouvernementale, ni gauche extrême. La gauche, quoi !
Je ne dis pas forcément que ce candidat-là de cette gauche-là fait « battre mon coeur » plus que de raison. Mais justement, point de chamade pour le coup, juste une espèce de loyauté à un esprit de gauche, à une Histoire de gauche. Et la loyauté, pour moi, s’attache d’abord à des idées plus qu’à des individus. Et vouloir faire d’un soi-disant « vécu gouvernemental » un argument de vote c’est militer explicitement pour des individus plutôt que pour des idées, des projets. CQFD
Quand je vois cet ex-élu de la gauche bien-pensante locale titrer son dernier poste : « 1er tour : qui d’autre que Macron ?« , je mesure à quel point ces gens-là sont co-responsables des improbables scores des extrêmes. D’autant que ce donneur de leçons, plus investi, de façon quasi narcissique, sur sa propre production littéraire que sur la détresse humaine locale, n’hésite pas à faire passer Hamon pour le traître de service alors que ce sont précisément les ténors dont il se revendique qui ont renié les plus élémentaires engagements de cette Primaire de la gauche. La liste de leurs trahisons avait commencé bien plus tôt d’ailleurs, s’égrenant au rythme des « Moi, Président… » De là, comme Hollande avec Mélenchon il y a quelques jours, à faire passer les positions des frondeurs pour « simplistes », il n’y a qu’un pas que ce blogueur au long cours franchit post après post avec cette même indécrottable condescendance qui fait la gauche bon teint.
Oui, entre « gauche gouvernementale » et « gauche extrême », mon choix restera fidèle à cette gauche qui s’engage pour la justice sociale, pour les nouveaux paradigmes de la Transition, et qui prend des risques sur des « utopies » sans en attendre de rente. Au service des idées et des idéaux, et non de leurs fauteuils. La gauche de Taubira, d’Aubry, et donc de Hamon aujourd’hui, avec Jadot à ses côtés faut-il le rappeler. La gauche, quoi…