Archives mensuelles de décembre, 2014

tarot psychologique

Le cycle du temps a quatre portes : les deux solstices et les deux équinoxes. 

Les équinoxes (jour égal à la nuit) marquent des changements de polarité dans le temps : d’une énergie émettrice à une énergie réceptrice pour l’équinoxe d’automne (du yang au yin) et de l’énergie yin à l’énergie yang pour l’équinoxe de printemps.

Les solstices marquent, eux le moment paroxysmique de chaque énergie.Avec le solstice d’hiver arrive le paroxysme de yin et de la puissance invisible, souterraine.

C’est le moment où la lumière est la plus faible, où la nuit est la plus longue, avec la crainte que le soleil ne se lève plus, d’où le symbole de la fête du Sol Invictus, le soleil invaincu, qui a triomphé des ténèbres.

Au niveau du cycle de la nature, le renouveau arrive à ce moment, et pas à Pâques, bien que cela soit la fête de la résurrection visible et du renouveau visible de la nature, mais ce renouveau naît à Noël, et est justement représenté à la fois par la faible lumière des bougies des fêtes de Noël et par l’innocent enfant qui naît et qui est la promesse du futur.

Donc, dans la nature tout renaît d’abord dans l’invisible à Noël, durant tout l’hiver où la puissance est extraordinaire mais souterraine où tout germe à l’intérieur de la terre, comme à l’intérieur de soi, sort à la lumière au printemps, arrive à maturité pour être récolté en été et mourir à l’automne.

L’automne est associé à la mort et aux fêtes de morts, mais Noël est une fête de renouveau, de nouvelle naissance, à partir de l’innocence (ou du potentiel originel), qui doit à nouveau apporter la lumière, la paix, la joie et la chaleur.

nativité

La Nativité marque aussi dans la spiritualité chrétienne le départ d’un processus de spiritualisation de la conscience, qui est le mystère de la Passion et de la Résurrection.

Noël est la fête de la naissance de la lumière.Dans plusieurs traditions religieuses ou spirituelles, on fait naître un « sauveur » le soir de Noël ou du solstice : on dit que Mithra et Krishna sont nés ce soir-là, comme le Christ de notre tradition.

On les fait naître au cœur de la nuit la plus longue de l’année, c’est  à dire au moment où l’on touche le fond des ténèbres au bout de l’année, là où tout semble mort.L’arrivée de la lumière est la promesse de salut.

Et, c’est à ce moment que les journées commencent à s’allonger peu à peu,
comme si la lumière apportée devait triompher petit à petit jusqu’à ce qu’elle atteigne l’autre pôle de l’année, le solstice d’été, la fête de la Saint-Jean.

Le solstice est un moment qui nous permet de prendre conscience de la présence de l’esprit dans la matière, comme un éclair de lumière dans l’obscurité, une grande espérance.Il est le point culminant où l’énergie de Lumière s’ancre profondément dans notre terre intérieure.

Parce qu’il ouvre la porte de la phase ascendante du cycle annuel, parce qu’il voit renaître de façon encore secrète – et donc sacrée- la lumière, le solstice d’hiver est lié aux traditions les plus ésotériques, en célébrant la naissance de la…

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Fêtes sens

Entre croissance et décroissance,

Comme un désir de tempérance.

Des Docteurs Market, les injonctions abêtissantes,

Des énarques replets, les instructions bêlantes,

Des gourous émaciés, autres évangiles obscurantes.

 

Par nécessité, traquer le sens sans faire leçon…

Consommer c’est « sommé d’être con » ?

Que non, c’est « faire la somme », c’est épuiser,

C’est réaliser dans son ensemble, achever,

C’est détruire, dénaturer à travers un usage, boire, manger

 

Consommer n’est donc pas consumer,

Quand la cheminée consomme son bûcher,

C’est pour utilement chauffer la maisonnée,

La bûche qui se consume à petit feu, ou en fumée,

Pour notre confort, notre plaisir, n’est plus de grande utilité.

 

Mais sa poésie l’est toujours pour notre esprit…

Et si nous revenions donc à ces deux partis pris,

En ces temps de fêtes de Solstice ?

Consommer poétique, offrir utile.

Et penser valeur ajoutée, s’il faut faire petit.

 

Dans la finance et la macro-économie d’aujourd’hui,

L’ennemi, mon ami, c’est le maquereau du produit !

Puisque sans trêves ni répit, l’on s’intéresse à nos économies,

Conjuguons nos valeurs avec nos envies.

Car c’en est fini de croître à l’infini.

 

En face de ma Librairie Masséna, à Nice,

Une enseigne au nom de félin s’immisce,

Prédateur sorti du sous-bois de la crise,

Avec ses produits pensés uniquement pour leurs prix,

Caricature de consommation sans intention. Avilie.

 

Et pourtant, sur le trottoir d’en face, l’esprit est prêt,

A offrir quelques mots qui élèvent, quelques phrases habitées.

Et partout ailleurs, de possibles présents de beauté,

De spiritualité, d’authenticité, de complicité,

Fut-ce pour un seul petit billet.

 

L’austérité invite au réveil,

De toutes ces valeurs qui étaient en sommeil,

Si peu glorieusement engourdies par l’abondance illusoire…

Croissance ou décroissance, qui croire ?

Pour moi, en cette fête annuelle d’une lumière à chaque fois espérée,

Le divorce ne sera pas consommé. Sobriété.

 

 

 * Solstice hiver 2014 = le 21 décembre 2014 à 23h03

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