Archives mensuelles de juillet, 2014

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On me voit, on me voit pas…

Je suis venu vous dire que je m’en vais… en vacances.

Saturé, saoûlé, rincé, écoeuré, vidé… je ne trouve pas l’adjectif. Normal ici en même temps.

Je déserte un temps les réseaux sociaux, la blogosphère, les comités de rédaction, l’info en ligne…

Je débranche la comptabilité des enfants morts sous les bombes, celle des affaires non jugées de nos chers politiques, celle des promesses non tenues par les professionnels de la séduction électorale…

Je m’en vais relever de bien plus grands défis. Ou pas.

Ne pas se prendre une pâtée par son fils au ping pong, inscrire un nouveau chapitre à son manuscrit, comprendre le langage des arbres, aller au village acheter un pack de bières…

Et revenir nourri, régénéré, plein, regonflé, retapé. Ou pas.

Et se remettre à écrire « quand ça tape au carreau ». Ou pas.

Bonne vacances à vous tous, mes fidèles lecteurs, mes nouveaux arrivants, et à tous ceux de passage. A tous ceux d’ailleurs qui découvrent les lieux, faites comme chez vous ici, même sans le tenancier : il y a de quoi se sustenter pour le mois, j’ai fait le plein.

Un temps pour « Indignez-vous ». Un temps pour « Evadez-vous ».

Que l’été vous soit profitable.

Et que les puissants qui ne prennent pas de vacances de leurs manettes-à-bombes puissent ouvrir leur coeur à quelque chose qui pourrait s’apparenter à de la compassion, voire un semblant de conscience… Je prie pour cela sans mode OFF jamais.

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ashes of hiroshima

Mes héros

Mes héros ont le visage caché,

Sous le feutre ou sous la bure,

Des paletots tachés,

Du mépris pour les armures.

 

Mes héros ont sur le front,

Le feu et la manière,

Des étoiles aux éperons,

Un enfant sur leur bannière.

 

Mes héros sont morts hier,

Au champ d’horreur du grand Levant,

Au crépuscule de toutes les guerres,

Un vent fou brûla tout dedans.

 

Mes héros se sont fait piéger

Par un Petit Garçon sans honneur,

Et disparurent sans siéger,

Dans cette incandescente candeur.

 

A toi Samouraï qui a connu cette chute,

Mes pensées, mes prières, pour cette apocalypse sans lutte,

Pour toi fillette calcinée jetée sur les routes,

Je brise mon sabre et noie ma rage, dans cette ultime déroute.

 

Car la guerre me dégoûte.

Nice, le 26 avril 2011
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