Archives mensuelles de mars, 2014

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Le Systema : embrasser le chaos…

Si vous vous promenez un dimanche matin à la Colline du Château de Nice, vous pourrez peut-être tomber sur un petit groupe de sportifs en train d’onduler au sol comme des vers ou bien livrés à une espèce de bagarre générale au ralenti. Mais quelle est donc cette secte étrange ? En fait, vous avez tout simplement la chance d’assister à un entraînement de Systema, art martial russe considéré aujourd’hui comme un des plus redoutables systèmes de self-défense au monde. Et qui est précisément tout sauf une secte mais bien au contraire un art libre et transparent, très proche de nos codes occidentaux.

Basé sur un art martial russe du Xe siècle, et donc héritier des techniques guerrières cosaques,  le Systema a été conçu à partir d’observations de scientifiques sur ces techniques de combat, et mis principalement au service des unités d’élite russes, notamment les fameuses Spetsnaz. Avec la chute de l’URSS, il est passé dans le civil. Instructeur certifié par Vladimir Vassiliev lui-même, représentant au niveau mondial le Ryabko Systema, Wilfrid Raimond l’enseigne à Nice à travers son association Bodhizen. Difficile de résumer cet art martial sans équivalent. Wilfrid Raimond le présente comme « un art corporel basé sur l’appropriation de principes et l’exploration des possibilités ». Tout d’abord, le Systema travaille bel et bien sur des principes et non sur des techniques. Approche qui le différencie des autres arts martiaux. En effet, l’entraînement n’y est pas répétition de techniques mais jeux visant à expérimenter des principes, notamment les quatre fondateurs. Premièrement, la respiration : consciente et continue. Ensuite, la posture : naturelle et alignée. Puis la détente : physique et mentale. Et enfin le mouvement : global et constant. Explorer les possibilités ? Là réside aussi selon Wilfrid Raimond une des grandes différences du Systema : « dans le Systema, on travaille la qualité de présence. Et l’accent est mis notamment sur la gestion émotionnelle : il ne faut pas sur-réagir, se défendre alors qu’on n’a pas encore été attaqué. C’est l’idée de concordance qui doit dominer et que nous travaillons à partir d’éducatifs où l’on veille à ne pas figer le corps mais à rester en permanence dans un esprit bienveillant. Il y a un vrai travail de fear control ! Il s’agit de travailler avec bienveillance mais sans complaisance. »  Et pour ça, rien ne doit être programmé alors que le plus important dans le Systema est précisément l’aptitude à gérer les contraintes : « Dans des exercices comme le flow-sparring, on développe l’aptitude à gérer l’imprévu. »

Globalité, spontanéité, liberté

Entrer dans la spontanéité… La démarche personnelle de Wilfrid Raimond, expert discret au CV martial impressionnant (Egalement instructeur certifié Wing Chun et Taiki-ken), est toute entière tournée vers une forme de libération de l’expression martiale dans le respect de principes reconnus depuis des siècles. Le terme Systema ne doit donc surtout pas faire peur : l’enjeu est de trouver son propre système ! Et cela sur les différentes formes de travail : au sol ou debout, avec un partenaire ou en mass attack (la fameuse rixe), avec armes ou sans. « Le Systema est l’approche la plus globale que j’ai jamais rencontrée » précise Wilfrid Raimond, qui est aussi passé par la case escrime et boxe française, « On y construit le « corps martial » au-delà des limites ». Dans cette optique de liberté, la « méthodologie adaptative » du Systema constitue une pédagogie très efficace : « dans les arts orientaux, l’élève doit s’adapter au maître. C’est toute la différence avec l’approche russe, plus adaptée aux européens. » Expliquer comment le Systema construit concrètement ce « corps martial » libéré nécessiterait plus qu’un article. On l’a compris, l’enjeu du travail est ici de libérer le corps et non d’accumuler des techniques : « La variété dont tu vas pouvoir faire preuve ne provient pas du nombre de techniques mémorisées mais de la liberté de mouvement » (Vladimir Vassiliev). (…)

(Début de l’article que j’ai réalisé pour le magazine Couleur Nice #19, Printemps 2014 – Suite et article intégral sur www.couleur-Nice.com, Couleur Sport)

Horaires et lieux de pratique à Nice : 06 27 79 58 93  http://www.taokwoon.com/

Crédit photo : Wilfrid Raimond, Bodhizen

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Abstention, votre honneur !

Ces derniers jours, autour de moi, et sur les blogs plus particulièrement, bon nombre de personnes, engagées ou non dans la politique, ont exprimé de façon la plus franche leur option pour le rendez-vous de demain. Sur les blogs, apolitiques ou pas, fleurissent les intentions de vote les plus claires. Pour ne pas être en reste, j’ai décidé de publier la réponse que j’ai donnée sur son blog à mon « candidat de coeur » qui a fait le choix de se tenir à l’écart de ces municipales 2014. Son post « vendredi 23h59 : municipales » considère notamment que l’abstention affaiblit nos institutions… Je tiens à rappeler au passage que SansAdjectif ne fait pas de prosélytisme, n’est pas encarté et s’intéresse davantage au « coeur des hommes » qu’à leur pedigree politique. Mais je pense que mes affinités politiques relèvent du secret de polichinelle si l’on veut bien se pencher sur la production de ce blog depuis ses débuts.

Bref, ma réponse à mon « candidat de coeur »…

« Ce n’est pas l’abstention qui affaiblit les institutions : les partis et leurs représentants s’en chargent eux-mêmes avec grande efficacité. En tout cas cette « institution » a validé l’incitation à la haine raciale de Mr Vardon sur les panneaux officiels*. Je ne crois pas avoir entendu un seul élu et/ou candidat s’en émouvoir. Et si l’on pouvait aussi arrêter de nous présenter à chaque fois les enjeux électoraux comme un rempart contre l’extrême-droite. Nos démocraties méritent mieux. Quant à un signe d’encouragement à la politique du gouvernement actuel, comment dire, je suis actuellement très très mitigé. En votant Hollande, je pensais vraiment encore voter pour une politique de gauche. Naïf que je suis. Y a du bon bien sûr, mais il y a tellement de choix qu’aurait pu valider son concurrent de l’époque… Bref, dimanche, je vais à la pêche. Comme bon nombre des « camarades » qui m’entourent. Et tant pis si on annonce de la pluie. Je vais essayer de faire comme un grand nombre de nos chers gouvernants, à Paris comme dans le local, de gauche ou de droite, d’extrême ou de milieu : même mouillés, ils sont secs… »

* Sur les panneaux officiels, devant l’école de nos enfants : « Oui à la Socca, Non au Kebab » (Identitaires Niçois)
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