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Nouveau Code de la Déférence Présidentielle (édition 2013)

Question 1

Vous débouchez sur une voie de circulation où circule un président normal dont la conduite vous semble peu convaincante :

  • Vous vous rangez sur le bas-côté  A
  • Vous allumez vos feux de détresse B
  • Vous roulez au pas en vous insérant sans incident dans le convoi C
  • Vous klaxonnez : « Elles sont où vos belles promesses ? » D

Question 2

Sur une route départementale, vous croisez en sens inverse un président agité qui vous adresse un appel de phares courtois malgré de sérieux écarts de conduite :

  • Vous répondez aux salutations d’un même sympathique appel de phares A
  • Vous actionnez la marche arrière B
  • Vous faites semblant de parler au téléphone C
  • Vous jouez au « pauvre con » et refusez ouvertement de le saluer, et le croisez sans même un regard D

Question 3

Vous roulez pour un journal satirique et rejoignez le convoi d’un présidentiable théâtral connu pour sa conduite nerveuse :

  • Vous lui faites de grands appels de phares A
  • Vous insistez mais sans jamais le dépasser par la gauche B
  • Vous marquez l’arrêt en laissant passer le convoi C
  • Rapidement classé « fasciste », vous optez pour la première voie de détresse, les nervis du candidat à vos trousses D

Bonne réponses :

  • Question 1 : réponses A, C (exemple de mauvaise réponse : ici)
  • Question 2 : réponse A (exemple de mauvaise réponse : ici)
  • Question 3 : réponses C, D (exemple de mauvaise réponse : ici)

Décret N°2013-999 du 11 mars 2013

(Ministère de l’intérieur)

Art. 1er  – En démocratie française, quelle que soit la nature de la chaussée, le convoi d’un Président de la République est toujours prioritaire et oblige l’usager venant à le croiser à une totale déférence. En telle situation, il est donc strictement interdit à ce dernier de : critiquer à haute et forte voix* le style de conduite adopté par le Président, ne pas répondre aux salutations, engager la conversation sans brosse à reluire. (*pour rappel crier est interdit de façon générale en présence des forces de l’ordre : Cf article Ne pas crier)

Art. 2 – Face à un contrevenant, le Président de la République aura le droit immédiat de lâcher :

– ses cerbères

– des insultes

Art. 3  – Le présent décret vaut également pour la circulation auprès de candidats officiels à la présidence de la république.

Art. 4 – Toutefois, dans sa grande bonté, le Prince a prévu que l’usager pouvait conserver la liberté de s’écarter du convoi. Attention, il devra le faire calmement, sans nervosité ni attitude suspecte pouvant alerter les cerbères du président. Auquel cas, il s’expose sinon à être rudoyé de la même manière.

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