Capture d’écran 2013-03-11 à 18.22.12

Mer de toutes les libertés…

Un peu de poésie ce soir alors que le temps sur Nice est propice à la rêverie. Plafond bas sur la Promenade des Anglais à 18h (photo), avec quelques trouées qui sont autant d’invitation au voyage. J’ai détourné en signature de ce blog cette célèbre phrase de Baudelaire qui veut que l’homme libre toujours chérira la mer. Les publicitaires n’ont décidément aucune éducation. Vendredi, sur Thalassa, le magnifique reportage « Partir » m’a à nouveau mis des fourmis dans les jambes. Il était question il est vrai de « larguer les amarres pour un nouveau destin ». Tout un programme… Comme une envie moi aussi de mettre cap face à nulle part, et sans date de retour inscrite au planning. Le point commun des expériences très différentes relatées ce soir-là : un contact privilégié avec cette nature particulière qu’est la mer. Cela m’a renvoyé à ce chant d’une femme chaman Eskimo, Uvavnuk rapporté dans « Pieds nus sur la terre sacrée », magnifique recueil de paroles (T.C. McLuhan) et photos (Edward S. Curtis) d’indiens d’Amérique du Nord dans le déclin de leur civilisation. Dans ce chant, cette chaman « célèbre sa joie d’être transportée par la nature ». Aussi vrai que  » le chant est le souffle de l’esprit qui consacre l’acte d’exister ».

La grande mer

A rompu mes amarres

Elle m’emporte

Comme la semence dans la grande rivière

La terre et les tempêtes

Me transportent

M’ont entraînée au loin

M’animant d’une joie profonde.

Publicités