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Poésie d’un dimanche d’hiver

Au terme d’un week-end calfeutré, oisif et serein, alors que le froid de l’hiver se fait plus mordant, y compris à Nice, ce poème de Lu Yu (1125 – 1210) fait écho à mes états d’âmes, à mon état intérieur. Oui, encore Lu Yu, le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise.

Au début de l’hiver (70 ans)

Le vieil hôte de ce monde est paresseux pour les cent affaires

joyeux, la porte fermée je passe cet hiver

la journée, dans le poêle les flammes rouges du charbon à forme d’animal

la nuit, sur le lit la couverture barbare en laine à poils pourpres

les bogues aux piquants de hérisson sont fendues, les nouvelles châtaignes sont mûres

frais et généreux, le vin est de la couleur réjouissante d’un oison

à composer des poèmes passent ces journées oisives

il n’est pas dans ma nature de briguer un fief de dix mille foyers

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